Ce jeu PS1 que vous avez peut-être chez vous s’est vendu plus de 5 000 euros

PS1
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Ce jeu PS1 que beaucoup ont eu entre les mains vaut désormais une petite fortune, et son histoire est très particulière.

Quand on parle de jeux vidéo qui valent cher aujourd’hui, on pense spontanément aux grands classiques, aux titres cultes, à ceux qui ont marqué toute une génération : Final Fantasy VII, Resident Evil, Metal Gear... Sauf que le marché du rétrogaming fonctionne autrement. La valeur n’est plus forcément liée à la qualité du jeu, ni même à sa réputation, mais à sa rareté et à son état. Et certaines ventes autour de la PS1 le montrent de façon assez parlante.

Plus de 5 000 euros pour un jeu que peu regrettent d’avoir fini

Le 6 avril dernier, une copie américaine de Dragon Ball GT: Final Bout s’est vendue pour 5 760 dollars lors d’une enchère organisée par Heritage Auctions. Un chiffre impressionnant, surtout pour un jeu dont les souvenirs sont, au mieux, contrastés. L’exemplaire en question était toutefois scellé d’usine, jamais ouvert, jamais utilisé, et accompagné d’une certification attestant de son état exceptionnel.

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Dragon Ball GT : Final Bout Heritage Auctions

C’est précisément ce détail qui fait toute la différence. Les versions encore sous blister sont devenues extrêmement rares, en particulier pour des titres des années 90, à une époque où personne ne pensait conserver ses jeux comme des objets de collection. Ainsi, même des jeux critiqués à leur sortie peuvent aujourd’hui atteindre des sommes élevées.

Un jeu devenu mythique sans l’avoir vraiment cherché

Sorti en 1997 sur PS1, développé par TOSE et publié par Bandai, Dragon Ball GT: Final Bout est le premier jeu de combat Dragon Ball en 3D polygonale. À l’époque, voir Goku et Vegeta quitter la 2D pour des arènes en trois dimensions suffisait presque à vendre le jeu. Mais manette en main, le constat était plus brutal. Gameplay lourd, déplacements rigides, modèles anguleux… même en 1997, le jeu divisait.

Sa légende ne vient pourtant pas de là. Elle se construit aux États-Unis. Lors de sa sortie américaine, en juillet 1997, Dragon Ball n’est pas encore un phénomène. Bandai distribue alors le jeu en quantité très limitée, autour de 10 000 exemplaires. Quelques années plus tard, quand l’anime explose sur Cartoon Network, Final Bout devient soudainement le seul jeu Dragon Ball officiellement disponible sur le territoire.

À ce moment-là, la spéculation s’emballe. Au début des années 2000, avant l’arrivée des Budokai sur PS2, certaines copies se vendent déjà plusieurs centaines de dollars sur eBay. Atari finira par rééditer le jeu en 2004, faisant redescendre la pression. Aujourd’hui encore, tout se joue sur ce détail : édition originale de 1997 ou réédition, deux objets qui n’ont plus du tout la même valeur.

Et malgré tout, Final Bout garde une place particulière dans la mémoire des fans, notamment grâce à sa cinématique d’introduction, portée par The Biggest Fight d’Hironobu Kageyama. Une intro que beaucoup se repassent encore, parfois plus par nostalgie que par envie de relancer le jeu.